Appareils cardiovasculaire et respiratoire — l'essentiel du module condensé pour l'étudiant de 3ᵉ année.
La psychologie médicale étudie la dimension humaine et relationnelle du soin : comment le malade vit sa maladie, et comment le médecin établit une relation thérapeutique de qualité.
La rencontre clinique repose sur une communication verbale et non verbale. Le médecin doit pratiquer l'écoute active, l'empathie (comprendre le ressenti sans s'y substituer) et l'absence de jugement. La qualité de cette alliance conditionne l'observance et l'efficacité du traitement.
L'annonce est un acte structuré (protocole type SPIKES) : choisir un lieu calme, évaluer ce que sait le patient, lui demander ce qu'il veut savoir, délivrer l'information par étapes, accueillir les émotions, puis définir un projet de soins. Le mensonge est proscrit, mais l'information est progressive et adaptée.
Le stress est une réponse d'adaptation (syndrome général d'adaptation de Selye : alarme → résistance → épuisement) avec axe sympathique (adrénaline) et axe corticotrope (cortisol). Un stress chronique favorise des troubles dits psychosomatiques (HTA, ulcère, asthme, eczéma…) où le psychisme retentit sur le corps.
Empathie, écoute active et décision partagée sont au cœur de la relation de soin. L'annonce d'une mauvaise nouvelle suit un protocole. Le stress chronique a un substrat neuro-hormonal (cortisol/adrénaline) et la douleur est une expérience à la fois physique et psychique.
La sémiologie est la science des signes : recueillir, décrire et regrouper symptômes et signes pour aboutir à un diagnostic.
| Terme | Définition |
|---|---|
| Symptôme | Trouble ressenti et rapporté par le malade (subjectif) — ex. douleur. |
| Signe | Manifestation objective constatée par le médecin — ex. fièvre, souffle. |
| Syndrome | Ensemble de signes/symptômes survenant ensemble. |
| Diagnostic | Identification de la maladie à partir des données. |
| Pronostic | Évolution prévisible de la maladie. |
Il se déroule toujours dans le même ordre rigoureux :
L'ensemble est consigné dans l'observation médicale, document écrit structuré.
Démarche hypothético-déductive : à partir des signes, on bâtit des hypothèses diagnostiques (diagnostics différentiels), confirmées ou écartées par des examens complémentaires ciblés.
IMC = poids(kg) / taille²(m). Maigreur < 18,5 ; normal 18,5–25 ; surpoids 25–30 ; obésité > 30. On analyse amaigrissement et prise de poids selon leur rapidité et leur cause.
Fièvre = température > 38 °C. On précise type (continue, rémittente, intermittente), durée et signes associés. L'hypothermie < 35 °C est aussi pathologique.
Distinguer symptôme / signe / syndrome. L'examen clinique suit toujours l'ordre inspection → palpation → percussion → auscultation, précédé de l'interrogatoire. Tout se conclut par une observation médicale écrite.
Reconnaître les signes du cœur et des vaisseaux, puis les regrouper en grands syndromes (HTA, angor, infarctus, insuffisance cardiaque…).
Inspection et palpation du choc de pointe (5ᵉ espace intercostal gauche), puis auscultation des 4 foyers (aortique, pulmonaire, tricuspide, mitral) :
Prise des pouls (régularité, symétrie), mesure de la pression artérielle, recherche d'œdèmes, de turgescence jugulaire et de reflux hépato-jugulaire.
| Examen | Apport |
|---|---|
| ECG | Rythme, conduction, ischémie (sus/sous-décalage ST), hypertrophies. |
| Radio thorax | Cardiomégalie (index cardio-thoracique > 0,5), surcharge pulmonaire. |
| Écho-doppler cardiaque | Fonction ventriculaire (FEVG), valves, péricarde. |
| Biologie | Troponine (nécrose myocardique), BNP/NT-proBNP (insuffisance cardiaque), bilan lipidique. |
PA ≥ 140/90 mmHg. Souvent silencieuse ; facteur de risque majeur d'AVC, d'IDM et d'insuffisance rénale.
Ischémie myocardique par insuffisance coronaire. Le syndrome coronarien aigu regroupe angor instable et infarctus (avec ou sans sus-décalage ST).
Nécrose myocardique : douleur prolongée, sus-décalage ST, élévation de la troponine.
Inflammation du péricarde : douleur augmentée à l'inspiration et calmée penché en avant, frottement péricardique, sus-décalage ST diffus concave.
Rétrécissement (sténose) ou fuite (insuffisance) des valves mitrale et aortique → souffles caractéristiques.
Œdème aigu du poumon : détresse respiratoire, crépitants, expectoration mousseuse — urgence de l'insuffisance cardiaque gauche.
Cinq signes fonctionnels clés : douleur thoracique, dyspnée (NYHA), palpitations, syncope, claudication. B1/B2 et souffles à l'auscultation. Troponine = infarctus, BNP = insuffisance cardiaque.
L'appareil respiratoire s'explore par les signes fonctionnels et physiques, regroupés en grands syndromes pleuro-pulmonaires.
| Temps | Recherche |
|---|---|
| Inspection | Fréquence respiratoire, tirage, cyanose, déformations thoraciques. |
| Palpation | Vibrations vocales (augmentées si condensation, diminuées si épanchement). |
| Percussion | Matité (liquide/condensation) ou tympanisme (pneumothorax). |
| Auscultation | Murmure vésiculaire, râles (crépitants, ronflants, sibilants), souffle tubaire. |
Matité, vibrations vocales augmentées, souffle tubaire, crépitants (ex. pneumonie).
Matité, abolition du murmure vésiculaire et des vibrations vocales (pleurésie).
Tympanisme, silence auscultatoire, abolition des vibrations vocales.
Râles ronflants et sibilants, toux productive (bronchite, asthme).
Crépitants secs « velcro », dyspnée d'effort (fibrose, œdème).
Compression : dysphonie, dysphagie, syndrome cave supérieur.
Le couplage vibrations vocales + percussion + auscultation oriente le syndrome : condensation (matité + VV augmentées) ≠ épanchement liquidien (matité + VV abolies) ≠ pneumothorax (tympanisme + VV abolies).
L'imagerie médicale repose sur quatre grandes techniques aux principes physiques distincts ; chacune a ses indications.
| Technique | Principe | Particularités |
|---|---|---|
| Radiographie | Rayons X traversant les tissus (densités). | Irradiante. 4 densités : air (noir), graisse, eau/tissu, os/calcium, métal (blanc). |
| Échographie | Ultrasons réfléchis (échos). | Non irradiante, temps réel ; gênée par l'air et l'os. |
| TDM (scanner) | Rayons X + reconstruction en coupes. | Très irradiante, haute résolution. |
| IRM | Champ magnétique + radiofréquences (protons H). | Non irradiante, excellente pour les tissus mous. |
Ils augmentent le contraste : iodés (scanner, radio) et gadolinium (IRM). Attention aux contre-indications (allergie, insuffisance rénale).
La radio de thorax de face (debout, inspiration) est la base. Les grands syndromes radiologiques thoraciques : alvéolaire, interstitiel, pleural, médiastinal, bronchique. Le signe de la silhouette localise une opacité selon l'effacement d'un bord cardiaque ou diaphragmatique.
Analyse de la silhouette cardiaque (index cardio-thoracique), des gros vaisseaux, et explorations dédiées : échocardiographie, angioscanner, IRM cardiaque.
Connaître les 4 densités radiologiques et savoir quelle technique choisir : os/poumon → radio/TDM, tissus mous → IRM, abdomen/cœur en temps réel → échographie.
Comprendre les mécanismes qui font passer du normal au pathologique : équilibre hydro-électrolytique, défaillance cardiaque, états de choc et insuffisance respiratoire.
Insuffisance cardiaque : incapacité du cœur à assurer un débit suffisant. Le débit cardiaque dépend de la précharge, de la postcharge, de la contractilité et de la fréquence (loi de Frank-Starling). Mécanismes compensateurs : tachycardie, dilatation/hypertrophie, activation neuro-hormonale.
Insuffisance circulatoire aiguë → hypoperfusion tissulaire et souffrance cellulaire.
| Type | Mécanisme |
|---|---|
| Hypovolémique | Baisse du volume sanguin (hémorragie, déshydratation). |
| Cardiogénique | Défaillance de la pompe cardiaque (IDM massif). |
| Septique | Vasodilatation et fuite capillaire d'origine infectieuse. |
| Anaphylactique | Vasoplégie d'origine allergique (libération d'histamine). |
HTA : élévation de la PA par augmentation des résistances périphériques et/ou du débit, avec rôle du système rénine-angiotensine.
Débit cardiaque = précharge × contractilité × fréquence / postcharge. Les 4 chocs : hypovolémique, cardiogénique, septique, anaphylactique. L'IRA = défaut d'hématose ; la triade de Virchow explique la thrombose.
La biochimie fournit les marqueurs qui confirment et suivent les pathologies de l'unité.
La notion d'« homme sain » définit les valeurs de référence. Toute analyse passe par trois phases : pré-analytique (prélèvement), analytique (dosage), post-analytique (interprétation).
L'analyse des liquides de ponction (pleural) distingue transsudat (mécanisme hydrostatique, pauvre en protéines) et exsudat (mécanisme inflammatoire, riche en protéines) selon les critères de Light.
Troponine = infarctus ; BNP = insuffisance cardiaque ; LDL = risque athéromateux. Liquide pleural : transsudat (hydrostatique) vs exsudat (inflammatoire).
Résumé pédagogique de l'UE1 — synthèse réalisée à partir du programme officiel de 3ᵉ année de médecine (Psychologie, sémiologie générale, appareil cardiovasculaire et respiratoire). Document de révision : il ne remplace pas les cours détaillés et les polycopiés des enseignants.
Source du programme : univ.ency-education.com — Cours 3ᵉ année, Unité 1.