Médecine · 3ᵉ année — UE 1
Unité d'enseignement 1 · Résumé synthétique

Psychologie,
Sémiologie
& Physiopathologie

Appareils cardiovasculaire et respiratoire — l'essentiel du module condensé pour l'étudiant de 3ᵉ année.

Psychologie médicale Sémiologie générale Cardiovasculaire Respiratoire Radiologie Physiopathologie Biochimie
1

Psychologie médicale

La relation de soin, la communication et le vécu de la maladie

La psychologie médicale étudie la dimension humaine et relationnelle du soin : comment le malade vit sa maladie, et comment le médecin établit une relation thérapeutique de qualité.

Relation médecin–malade & communication

La rencontre clinique repose sur une communication verbale et non verbale. Le médecin doit pratiquer l'écoute active, l'empathie (comprendre le ressenti sans s'y substituer) et l'absence de jugement. La qualité de cette alliance conditionne l'observance et l'efficacité du traitement.

Annonce d'une maladie grave

L'annonce est un acte structuré (protocole type SPIKES) : choisir un lieu calme, évaluer ce que sait le patient, lui demander ce qu'il veut savoir, délivrer l'information par étapes, accueillir les émotions, puis définir un projet de soins. Le mensonge est proscrit, mais l'information est progressive et adaptée.

Stress & troubles psychosomatiques

Le stress est une réponse d'adaptation (syndrome général d'adaptation de Selye : alarme → résistance → épuisement) avec axe sympathique (adrénaline) et axe corticotrope (cortisol). Un stress chronique favorise des troubles dits psychosomatiques (HTA, ulcère, asthme, eczéma…) où le psychisme retentit sur le corps.

Fonctionnement de la personnalité & douleur

À retenir

Empathie, écoute active et décision partagée sont au cœur de la relation de soin. L'annonce d'une mauvaise nouvelle suit un protocole. Le stress chronique a un substrat neuro-hormonal (cortisol/adrénaline) et la douleur est une expérience à la fois physique et psychique.

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Sémiologie générale

Le langage médical, l'examen clinique et le raisonnement

La sémiologie est la science des signes : recueillir, décrire et regrouper symptômes et signes pour aboutir à un diagnostic.

Vocabulaire fondamental

TermeDéfinition
SymptômeTrouble ressenti et rapporté par le malade (subjectif) — ex. douleur.
SigneManifestation objective constatée par le médecin — ex. fièvre, souffle.
SyndromeEnsemble de signes/symptômes survenant ensemble.
DiagnosticIdentification de la maladie à partir des données.
PronosticÉvolution prévisible de la maladie.

L'examen clinique

Il se déroule toujours dans le même ordre rigoureux :

  1. Interrogatoire (anamnèse) : état civil, motif, histoire de la maladie, antécédents personnels et familiaux, mode de vie.
  2. Inspection : observation à l'œil nu.
  3. Palpation : exploration par le toucher.
  4. Percussion : sons obtenus en frappant (mat / sonore / tympanique).
  5. Auscultation : écoute au stéthoscope.

L'ensemble est consigné dans l'observation médicale, document écrit structuré.

Raisonnement clinique

Démarche hypothético-déductive : à partir des signes, on bâtit des hypothèses diagnostiques (diagnostics différentiels), confirmées ou écartées par des examens complémentaires ciblés.

Sémiologie pondérale

IMC = poids(kg) / taille²(m). Maigreur < 18,5 ; normal 18,5–25 ; surpoids 25–30 ; obésité > 30. On analyse amaigrissement et prise de poids selon leur rapidité et leur cause.

Température (fièvre)

Fièvre = température > 38 °C. On précise type (continue, rémittente, intermittente), durée et signes associés. L'hypothermie < 35 °C est aussi pathologique.

Équilibre hydro-électrolytique

À retenir

Distinguer symptôme / signe / syndrome. L'examen clinique suit toujours l'ordre inspection → palpation → percussion → auscultation, précédé de l'interrogatoire. Tout se conclut par une observation médicale écrite.

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Sémiologie cardiovasculaire

Du symptôme au syndrome cardiaque

Reconnaître les signes du cœur et des vaisseaux, puis les regrouper en grands syndromes (HTA, angor, infarctus, insuffisance cardiaque…).

Signes fonctionnels (ce que ressent le patient)

Examen physique du cœur

Inspection et palpation du choc de pointe (5ᵉ espace intercostal gauche), puis auscultation des 4 foyers (aortique, pulmonaire, tricuspide, mitral) :

Examen périphérique

Prise des pouls (régularité, symétrie), mesure de la pression artérielle, recherche d'œdèmes, de turgescence jugulaire et de reflux hépato-jugulaire.

Explorations

ExamenApport
ECGRythme, conduction, ischémie (sus/sous-décalage ST), hypertrophies.
Radio thoraxCardiomégalie (index cardio-thoracique > 0,5), surcharge pulmonaire.
Écho-doppler cardiaqueFonction ventriculaire (FEVG), valves, péricarde.
BiologieTroponine (nécrose myocardique), BNP/NT-proBNP (insuffisance cardiaque), bilan lipidique.

Grands syndromes cardiovasculaires

HTA

PA ≥ 140/90 mmHg. Souvent silencieuse ; facteur de risque majeur d'AVC, d'IDM et d'insuffisance rénale.

Angor / SCA

Ischémie myocardique par insuffisance coronaire. Le syndrome coronarien aigu regroupe angor instable et infarctus (avec ou sans sus-décalage ST).

Infarctus du myocarde

Nécrose myocardique : douleur prolongée, sus-décalage ST, élévation de la troponine.

Péricardite

Inflammation du péricarde : douleur augmentée à l'inspiration et calmée penché en avant, frottement péricardique, sus-décalage ST diffus concave.

Valvulopathies

Rétrécissement (sténose) ou fuite (insuffisance) des valves mitrale et aortique → souffles caractéristiques.

OAP

Œdème aigu du poumon : détresse respiratoire, crépitants, expectoration mousseuse — urgence de l'insuffisance cardiaque gauche.

Sémiologie vasculaire

À retenir

Cinq signes fonctionnels clés : douleur thoracique, dyspnée (NYHA), palpitations, syncope, claudication. B1/B2 et souffles à l'auscultation. Troponine = infarctus, BNP = insuffisance cardiaque.

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Sémiologie respiratoire

Signes, syndromes et explorations de l'appareil pulmonaire

L'appareil respiratoire s'explore par les signes fonctionnels et physiques, regroupés en grands syndromes pleuro-pulmonaires.

Signes fonctionnels

Signes physiques (les 4 temps)

TempsRecherche
InspectionFréquence respiratoire, tirage, cyanose, déformations thoraciques.
PalpationVibrations vocales (augmentées si condensation, diminuées si épanchement).
PercussionMatité (liquide/condensation) ou tympanisme (pneumothorax).
AuscultationMurmure vésiculaire, râles (crépitants, ronflants, sibilants), souffle tubaire.

Grands syndromes

Condensation pulmonaire

Matité, vibrations vocales augmentées, souffle tubaire, crépitants (ex. pneumonie).

Épanchement pleural liquidien

Matité, abolition du murmure vésiculaire et des vibrations vocales (pleurésie).

Épanchement gazeux (pneumothorax)

Tympanisme, silence auscultatoire, abolition des vibrations vocales.

Syndrome bronchique

Râles ronflants et sibilants, toux productive (bronchite, asthme).

Syndrome interstitiel

Crépitants secs « velcro », dyspnée d'effort (fibrose, œdème).

Syndrome médiastinal

Compression : dysphonie, dysphagie, syndrome cave supérieur.

Explorations

À retenir

Le couplage vibrations vocales + percussion + auscultation oriente le syndrome : condensation (matité + VV augmentées) ≠ épanchement liquidien (matité + VV abolies) ≠ pneumothorax (tympanisme + VV abolies).

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Radiologie & imagerie

Principes physiques et sémiologie radiologique

L'imagerie médicale repose sur quatre grandes techniques aux principes physiques distincts ; chacune a ses indications.

TechniquePrincipeParticularités
RadiographieRayons X traversant les tissus (densités).Irradiante. 4 densités : air (noir), graisse, eau/tissu, os/calcium, métal (blanc).
ÉchographieUltrasons réfléchis (échos).Non irradiante, temps réel ; gênée par l'air et l'os.
TDM (scanner)Rayons X + reconstruction en coupes.Très irradiante, haute résolution.
IRMChamp magnétique + radiofréquences (protons H).Non irradiante, excellente pour les tissus mous.

Produits de contraste

Ils augmentent le contraste : iodés (scanner, radio) et gadolinium (IRM). Attention aux contre-indications (allergie, insuffisance rénale).

Imagerie thoracique

La radio de thorax de face (debout, inspiration) est la base. Les grands syndromes radiologiques thoraciques : alvéolaire, interstitiel, pleural, médiastinal, bronchique. Le signe de la silhouette localise une opacité selon l'effacement d'un bord cardiaque ou diaphragmatique.

Imagerie cardiovasculaire

Analyse de la silhouette cardiaque (index cardio-thoracique), des gros vaisseaux, et explorations dédiées : échocardiographie, angioscanner, IRM cardiaque.

À retenir

Connaître les 4 densités radiologiques et savoir quelle technique choisir : os/poumon → radio/TDM, tissus mous → IRM, abdomen/cœur en temps réel → échographie.

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Physiopathologie

Mécanismes des grandes défaillances

Comprendre les mécanismes qui font passer du normal au pathologique : équilibre hydro-électrolytique, défaillance cardiaque, états de choc et insuffisance respiratoire.

Physiopathologie générale

Physiopathologie cardiovasculaire

Insuffisance cardiaque : incapacité du cœur à assurer un débit suffisant. Le débit cardiaque dépend de la précharge, de la postcharge, de la contractilité et de la fréquence (loi de Frank-Starling). Mécanismes compensateurs : tachycardie, dilatation/hypertrophie, activation neuro-hormonale.

Les états de choc

Insuffisance circulatoire aiguë → hypoperfusion tissulaire et souffrance cellulaire.

TypeMécanisme
HypovolémiqueBaisse du volume sanguin (hémorragie, déshydratation).
CardiogéniqueDéfaillance de la pompe cardiaque (IDM massif).
SeptiqueVasodilatation et fuite capillaire d'origine infectieuse.
AnaphylactiqueVasoplégie d'origine allergique (libération d'histamine).

HTA : élévation de la PA par augmentation des résistances périphériques et/ou du débit, avec rôle du système rénine-angiotensine.

Physiopathologie respiratoire

À retenir

Débit cardiaque = précharge × contractilité × fréquence / postcharge. Les 4 chocs : hypovolémique, cardiogénique, septique, anaphylactique. L'IRA = défaut d'hématose ; la triade de Virchow explique la thrombose.

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Biochimie clinique

Marqueurs biologiques cardiovasculaires et respiratoires

La biochimie fournit les marqueurs qui confirment et suivent les pathologies de l'unité.

Introduction

La notion d'« homme sain » définit les valeurs de référence. Toute analyse passe par trois phases : pré-analytique (prélèvement), analytique (dosage), post-analytique (interprétation).

Biochimie cardiovasculaire

Biochimie respiratoire

L'analyse des liquides de ponction (pleural) distingue transsudat (mécanisme hydrostatique, pauvre en protéines) et exsudat (mécanisme inflammatoire, riche en protéines) selon les critères de Light.

À retenir

Troponine = infarctus ; BNP = insuffisance cardiaque ; LDL = risque athéromateux. Liquide pleural : transsudat (hydrostatique) vs exsudat (inflammatoire).

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Résumé pédagogique de l'UE1 — synthèse réalisée à partir du programme officiel de 3ᵉ année de médecine (Psychologie, sémiologie générale, appareil cardiovasculaire et respiratoire). Document de révision : il ne remplace pas les cours détaillés et les polycopiés des enseignants.

Source du programme : univ.ency-education.com — Cours 3ᵉ année, Unité 1.

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